
Un climat de tension et de polémique s’est installé au sein du ministère des Postes, Télécommunications et Numérique (PTNTIC) ainsi qu’au niveau du RASCOM, après la prise de fonctions du nouveau ministre José Panda, successeur d’Augustin Kibassa Maliba.
Selon plusieurs sources internes, le nouveau ministre serait arrivé à la tête du ministère accompagné de plusieurs membres de son parti politique, Congo Espoir, avec l’intention de remplacer certains agents déjà en fonction et régulièrement rémunérés. Cette situation aurait provoqué un véritable malaise au sein de l’administration, certains observateurs dénonçant une tentative de transformation de l’administration publique en structure partisane.
La controverse s’est accentuée après la nomination de Mukadi Ilunga Isidore comme coordonnateur au sein du PTNTIC. Ce dernier, également membre du parti Congo Espoir, est accusé par certains agents d’avoir participé à une série de décisions ayant entraîné un désordre administratif et une tension dans les services.
Pour plusieurs analystes, ces pratiques posent la question du respect du principe de continuité de l’administration publique. En effet, l’administration de l’État est censée fonctionner indépendamment des changements politiques, afin d’assurer la stabilité des services publics.
« L’administration publique n’est pas un parti politique. Lorsqu’un responsable arrive à la tête d’une institution, il ne peut pas systématiquement remplacer tous les agents pour y installer ses partisans », déplore une source proche du dossier.
Cette situation alimente aujourd’hui le débat sur la gestion des institutions publiques en République démocratique du Congo, où certains acteurs de la société civile appellent les responsables politiques à respecter les règles administratives et à éviter toute politisation des structures de l’État.
Alors que la polémique enfle, plusieurs voix s’élèvent pour demander des clarifications sur la gestion du ministère des PTNTIC et sur les décisions prises depuis l’arrivée du nouveau ministre José Panda et de son coordonnateur Mukadi Ilunga Isidore.
Dans l’opinion publique, beaucoup estiment que les dirigeants politiques congolais doivent comprendre que l’administration publique appartient à l’État et à tous les citoyens, et non à un parti politique. LE TONNERRE